Boite à outils
 

FABFEST

FABFEST

Du 31 mars au 3 avril - Pour sa première édition, FABFEST investit la Gaîté lyrique et convie des artistes, des chercheurs, des penseurs et des politiques à raconter notre époque. Trois jours d’exploration et de découvertes, à travers des concerts, des ateliers, des débats et la présentation d’une collection inédite d’objets mystérieux venus des quatre coins des mondes numériques.


Samedi 31 mars 2012
Atelier de 15H à 17H
Débat Le partage, 17H
Exposition LE FUTUR EST MAINTENANT,
de 14H à 20H
Dimanche 01 avril 2012
Atelier de 15H à 17H
Concerts Christine & the Queens + Total Warr + Cascadeur, 19H
Débat La transparence, 16H
Exposition LE FUTUR EST MAINTENANT,
de 14H à 22H
Lundi 02 avril 2012
Master Class Nouvelles écritures
de 10H à 17H30
Entrepreneurs de la culture,
de 16H à 18H
Mardi 03 avril 2012
Déjeuner-Débat de 12H30 à 15H
Exposition LE FUTUR EST MAINTENANT,
de 14H à 22H
Nouvelles écritures de 10H à 17H30

L’affiche du festival
L’affiche du festival FABFEST

FABFEST, le futur est maintenant.

Il n’aura fallu que quelques années pour que le numérique épuise son écosystème naturel et traverse l’industrie, les télécommunications, l’information, les loisirs, l’éducation, la santé, l’art. La chose numérique n’est plus confinée dans son espace dédié, mais s’exprime désormais dans une transversalité qui inonde absolument tous les secteurs d’activité. Le numérique n’est plus seulement l’affaire des « geeks » et des technophiles, mais déborde largement ses frontières, et nous concerne tous.

Cette révolution technologique est une révolution culturelle, qui dépoussière les anciens modèles, redéfinit les frontières et annexe de nouveaux territoires. Elle bouleverse la sphère artistique et transforme en profondeur les industries de la culture et de la création. La société du numérique aiguillonne l’artiste, dérange le spectateur jusque dans ses retranchements citoyens et plus que jamais oblige à repenser la médiation.

FABFEST 2012 est la première édition d’un rendez-vous atypique et pionnier, un « espace permissif », où l’on explore les possibles reconfigurations des systèmes en place, afin d’enrichir la création et la démocratie. Nous avons voulu que cet espace soit ouvert au plus grand nombre – l’exposition et les débats sont en accès libre, et nous avons souhaité accompagner dès cette édition plusieurs artistes, en produisant leurs œuvres. Deux axes forts du festival qui préfigurent les éditions futures.

Merci à tous nos partenaires institutionnels et privés, aux invités du festival et aux artistes pour leur confiance et leur engagement à nos côtés dans cette aventure.

Je vous souhaite un excellent festival,

Rosa Luna-Palma,
Présidente du FABFEST

www.fabfest.fr

www.gaite-lyrique.net/theme/fabfest

Exposition

LE FUTUR EST MAINTENANT

«  Nous avons tellement désiré le futur. Nous avons tellement pensé qu’il était toujours pour demain que nous ne l’avons pas reconnu lorsqu’il est arrivé.  »
Gordon Maslow, horloger quantique, lors du congrès Time is Up ! en 2027 à Zurich.

Samedi 31 mars de 14H à 20H, dimanche 1er avril de 14H à 22H et mardi 3 avril de 14H à 22H En accès libre

Cette exposition présente des œuvres inspirées par ce mystérieux futur qu’est notre présent. Une collection d’objets curieux dénichés dans les plus étranges archipels de notre imaginaire contemporain, baignée de cultures numériques. Ces œuvres ont traversé les écrans pour venir se matérialiser dans les murs de la Gaîté lyrique. Les artistes qui les ont créées sont des explorateurs de nouvelles contrées artistiques et des bidouilleurs ingénus. Ils sont aussi, et surtout, des rêveurs éveillés qui portent un regard inattendu sur notre environnement quotidien.

À; bien des égards, les œuvres présentées font écho à la culture pulp et pop de la science-fiction et de la littérature fantastique du XXème siècle. Pour cette raison, nous avons choisi de vous les présenter sous la forme de petites fables SF, pour vous inviter au voyage et pour mettre votre curiosité en appétit. Nous avons convié des auteurs, réels ou imaginaires, à nous envoyer des récits et nous les avons rassemblés ici. Ces mini-nouvelles – ou extraits de roman – évoquent de manière détournée un aspect des œuvres ou s’en échappent totalement. Cette manière inhabituelle de parler d’art est aussi le résultat d’une envie d’introduire dans ce programme l’esprit de l’exposition plutôt que la description des œuvres qui la composent.


Bonne lecture !

And The Rhino Says

Installation ludique interactive
Borne d’arcade prototype, programme vidéoludique
One Life Remains – 2011
Production Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Évry et de l’Essonne

«  […] « Est-ce que tout le monde est prêt ? » La voix crépite dans les casques des organisateurs du MMARG. Bien sûr tout le monde est prêt, la question du Game Master sert juste à galvaniser l’équipe. Plus de 14 000 personnes pour l’organisation, plus de 17 millions de joueurs inscrits sur toute la planète, pour ce Jeu de Réalité Alternative Massivement Multijoueur. C’est la plus grosse partie de tous les temps sur la plateforme de réalité augmentée Life Is No Game.
Le studio Acronymic, qui avait fait monter les enchères, en était l’actionnaire principal et les mauvaises langues étaient allées bon train. Depuis le succès et le scandale de Border Lines, le précédent MMARG du studio, mettant en jeu et en scène les réalités des politiques d’immigration des pays occidentaux, Roy Partha – creative director – avait acquis un statut de gourou éclairé et libertaire à la popularité délirante, notamment auprès de publics habituellement peu engagés politiquement. Toute tentative de calmer les fans ou d’évoquer les aspects du MMARG pouvant mettre en danger les joueurs, engendrait un tel tollé que les pouvoirs publics s’étaient retrouvés pris au piège par un phénomène qu’ils n’avaient pas anticipé.
« I have a game… » ; Ainsi commençait le teaser vidéo en noir & blanc, diffusé dans un format microscopique, dans lequel Roy Partha imitait le discours historique de Martin Luther King en y dénonçant une oligarchie totalitaire au pouvoir. Audience Calibration, le nouveau MMARG d’Acronymic, abordait la question de la démocratie. Et ça allait déraper, c’était certain. Phileas Jansen l’avait compris depuis longtemps. Sa fonction intermédiaire au ministère ne lui donnait pas accès aux plus hautes instances de la sécurité publique. Il fulminait. On lui avait répliqué qu’un « plan sécurité niveau 4 » était prévu – de quoi contenir des hordes de manifestants, il est vrai – mais il s’évertuait à faire comprendre à ses chefs qu’Audience Calibration n’était pas un appel à la révolution, mais la révolution elle-même ! 17 millions de joueurs coordonnés pour un coup d’état international synchronisé dans des centaines de villes partout dans le monde. C’était tellement gros, tellement ostensible, sous les yeux de tous, que personne n’y croyait ! « Alors…, c’est parti ! » jubila le Game Master […]. »
Stupefy Me, p.67, Hélène H., Éditions Friendly Fire, 2012.

And The Rhino Says questionne la capacité du jeu vidéo à fonctionner comme un dispositif d’ « illusionnement ». Aux commandes d’un avatar en forme d’insecte, le joueur évolue dans un environnement affecté par une désorganisation croissante.

One Life Remains est un collectif dédié à la création de jeux vidéo indépendants. Fondé en février 2010 par André Berlemont et Brice Roy, il rassemble des artistes aux profils complémentaires. Leur travail consiste à élaborer des expériences singulières, en s’appuyant sur les propriétés spécifiques du médium vidéoludique. Démarche militante, cette approche a pour but de valoriser une autre idée du jeu vidéo, qui ne relève ni du détournement, ni de la logique du pur divertissement.

www.oneliferemains.com

Babyfoot 2.0

Le logo de l’École supérieure des arts et du design de Saint-Étienne (ESADSE)

Installation footballistique interactive
Prototype de babyfoot numérique
Random Lab (laboratoire de design numérique de l’ESADSE) - 2011
En partenariat avec l’École Supérieure des Arts et du Design de Saint-Étienne

« […] John n’avait pas bougé depuis presqu’une heure. Il était pâle et tellement statique qu’il aurait pu passer pour une statue de cire, si ce n’avait été ses réguliers battements de cils. Il fixait encore le jardin à travers la fenêtre d’où la soucoupe s’était envolée, aussi verticalement qu’elle s’était posée. John était le célèbre inventeur des flippers John&Jolly, dont le système à mollette avait détrôné le flipper classique, et lui avait rapporté une rapide fortune. C’était un gars curieux, ingénieux et ouvert d’esprit. Rien pourtant ne l’avait préparé à ce que ce soir-là un joyeux groupe d’Orz atterrisse dans son jardin pour lui demander de concevoir un babyfoot adapté à leur morphologie. La visite avait duré seulement quelques minutes. Les petits êtres à la voix de crécelle, aux yeux perchés sur des antennes, s’étaient même excusés de ne pas pouvoir rester pour boire une bière… À cet instant de cette soirée de l’automne 1967, rien ne l’intéressait plus que de trouver la preuve qu’il venait d’avoir une hallucination. Il se leva et se rendit dans le jardin. La neige avait fondu là où le vaisseau s’était posé et trois renfoncements profonds signaient la présence des pseudopodes d’atterrissage de l’engin intersidéral. […] ».
Orz qui peut, p.17, Frédéric Brun, Éditions Lointaine Présence, 1965.

Populaire et convivial, puisque huit personnes peuvent y jouer en même temps, le babyfoot n’est pas seulement ce jeu dérivé du football, il est une discipline sportive, un vecteur de rencontres et un créateur de lien social. Le BabyFoot 2.0 est une version actualisée, une réinterprétation électronique du célèbre jeu de bar. En conservant l’aspect multijoueur « physique et simultané » de son aîné, le BabyFoot 2.0 replace la mécanique du jeu au sein du contexte vidéoludique et interroge, à travers le numérique, l’usage et la gestuelle liés au babyfoot.

Random Lab est un groupe de chercheurs en design de l’École Supérieure des Arts et du Design de Saint-Étienne. Ce laboratoire, en explorant sans tabou les cultures du jeu et de l’interactivité, conçoit et construit des installations aussi étonnantes et amusantes que conviviales.

www.esadse.fr

Big Bang

Installation sonore
Dispositif génératif, diffusion multicanal
Marc Charrière - 2012

« […] Randolph et Howard venaient d’avoir une sérieuse explication. Du genre ou l’on se donne rendez-vous au petit matin. La discorde entre les deux amis avait éclaté à cause de la fameuse boîte retrouvée lors de leur dernier voyage dans les ruines de la cité mystérieuse de D’hol, en Mongolie intérieure. Magie ancestrale ou technologie extra-terrestre ? La fureur polémique des deux explorateurs leur en avait fait oublier les propriétés surnaturelles de l’objet. Peut-être était-ce là un de ses effets maléfiques… La boîte, d’un métal indéfinissable, ornée de motifs inquiétants évoquant des entrelacs de tentacules, recouverte de hiéroglyphes inconnus, est froide comme la pierre lorsqu’on approche la main mais cependant chaude au toucher. Ces particularités démoniaques ne sont rien, comparées à son effrayante capacité : parfois elle se met à grincer et à répéter d’une voix mécanique et lente une phrase prononcée dans sa proximité. Le phénomène, à faire se dresser les cheveux sur la tête, est d’autant plus macabre qu’il peut se produire à tout moment. Et il ne sert à rien de mettre la chose dans un coffre ou sous des couvertures. Le pire est que la voix semble améliorer sa prononciation de l’anglais. Certains auditeurs attentifs peuvent même déceler une tentative imperceptible d’accentuer les intonations. Cette chose abjecte n’est pas un précurseur impie du phonographe mais une menace venue des confins de l’espace et du temps. Elle est en train de trouver un chemin pour venir jusqu’à nous et a juste besoin d’encore un peu de temps, un peu de temps de parole […] ».
Le Coffret oublié, Anthologie des manuscrits fantastiques anonymes, p.92, anonyme, Éditions Unearthed Arcanes, 1919.

Big Bang est une installation sonore composée d’échos, de fragments et d’extraits musicaux évoquant des époques d’élections et de prises de pouvoir. Un même thème musical déroulé comme un fil d’Ariane depuis le big bang, de la révolution française à nos jours. Ce magma sonore à la fois étrange et familier transforme la Chambre sonore de la Gaîté lyrique en une machine musicale à voyager dans le temps.

Pianiste, compositeur et producteur au sein du label Alchimie, Marc Charrière compose de la musique depuis son plus jeune âge. Il explore les champs de l’intimité du son, de la musique et de l’image.

Diffraction

Le logo de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD)

Installation lumière interactive
Néons, projecteurs lumière, vidéoprojecteurs, capteurs, programmation - création in situ
Tomek Jarolim et Annie Leuridan - 2012
Avec la participation de Cyrille Henry
Production FABFEST, en partenariat avec l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs

« […] Le FLUX atteint sa cible à l’instant quantique de son départ, à quelques mézons près. Un cri primal surgit du vide stellaire, cri que les capteurs du satellite SHELLEY enregistrent tout d’abord comme une anomalie. Rapidement les références aux « sens » et à leur utilisation sont dézippées d’archives que l’on croyait perdues. Si l’ « ouïe » surprend les servomoteurs, la compréhension immédiate de la « vue » et les implications d’interconnectivité qui en découlent rendent la réussite de l’expérience FLUX. 12N236 encore plus inouïe que ce que l’on pouvait imaginer. […] ».
Les Métamythologies, tome II, p.73, François Garancher, Éditions Friendly Fire, 2012.

Diffraction est une installation lumineuse interactive créée spécialement pour FABFEST. En déployant un environnement lumineux propice à l’immersion, Diffraction pose une ambiance onirique et organique sur les espaces occupés par le festival, dépassant les frontières habituelles de la scénographie lumière. Cette œuvre exprime l’omniprésence des écrans et des systèmes d’éclairages qui nous environnent. En transformant la lumière en matière, les artistes rendent tangible une réalité que nous percevons rarement et qui, pourtant, nous influence tellement. Dans la lignée des créations de James Turrell et de Jim Campbell, cette installation est paradoxalement à la fois la plus discrète et la plus inoubliable.

Tomek Jarolim est plasticien et scénographe. Formé aux Beaux-Arts d’Aix-en-Provence et actuellement artiste-chercheur à l’ENSAD, il travaille la vidéo comme une source de lumière, et la lumière comme une sculpture dynamique dans le temps et dans l’espace. Annie Leuridan est éclairagiste et paysagiste. Sa démarche et son travail de création lumière sont des références en France et en Europe. À la pointe de la technologie, elle développe également avec l’artiste-programmeur Cyrille Henry, Jotac, un logiciel visant à remplacer le jeu d’orgue dans le spectacle vivant.

www.tomek.fr
www.ensad.fr

Fermer les yeux

Le logo de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD)

Installation lumineuse interactive
LED, capteurs, programmation
Tomek Jarolim - 2011
En partenariat avec l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs

« […] Le rituel était toujours le même. Il fallait attendre des heures, souvent sous la pluie, devant le bâtiment sacré de la Glorieuse Radiance. Au crépuscule, lorsque le froid finissait par faire son office sur les plus fragiles d’entre nous, les portes s’ouvraient et les ThermoGardes avaient alors du mal à contenir le flux des pèlerins. Lorsqu’enfin chacun arrivait à prendre place dans l’une des innombrables Cellules de Brilliance, l’émotion virait à l’ivresse. Il fallait pourtant vite retrouver son calme, prendre une respiration lente et fermer les yeux. Alors la Radiance s’activait et avec elle venait la chaleur puis les visions… Les vérités cosmiques se révélaient aux pèlerins et allumaient en eux un foyer qui brûlait pendant des mois, maintenant vivaces l’âme et le corps. Il fallait cependant, à tout prix, garder la concentration et les yeux fermés. Les malheureux qui quittaient la transe étaient retrouvés morts, figés, le corps recouvert d’un étrange givre phosphorescent […] ».
Le Soleil des Titans, p.141, Marcos Alamogorda, Éditions El Condor, 1947.

Fermer les yeux est une installation interactive pour une seule personne. Envisagé comme une fabrique à images mentales, le dispositif est un face-à-face avec la lumière dans le but d’explorer les capacités de perception et d’imagination. Les yeux fermés, les paupières sont l’écran d’une image sans cadre, sans dimension. À travers une installation de lumières colorées, le spectateur est invité à ressentir l’image plutôt que la voir réellement. Les impulsions déclenchées stimulent le nerf optique et modifient la fréquence électrique du cerveau. Le spectateur découvre alors des motifs, couleurs et images abstraites derrière ses paupières fermées. Plus l’expérience dure, plus les impressions s’intensifient. Si le spectateur rouvre les yeux, la machine s’arrête. Fermer les yeux pousse le spectateur à regarder au-delà de l’écran.

www.tomek.fr
www.ensad.fr

La Patrouille de France

Photosculpture
Photographies, agrafes, structures en bois - création in situ
Cyril Hatt - 2012
Production FABFEST

« […] « Tu as fini avec tes nano-machins ? Le temps va virer au vinaigre et j’ai pas envie de crever à cause d’une satanée pluie acide, moi ! » Silence. « Tu m’as entendu oui? » Silence. Il quitta son poste d’observation, passablement énervé pour rejoindre Al, le sapeur qu’on lui avait attribué pour cette mission de reconnaissance dans un secteur particulièrement touché de la Zone. Le gars s’affairait devant un amas d’objets indéfinissables. Concentration maximale. Le visage émacié d’Al, éclairé par la lumière de l’écran de son ordinateur, était comme un masque. Pas un mouvement. « C’est pas du nano’, c’est des RepTech. » répondit-il soudain. « Je viens de programmer la construction d’un abri rapide mais je voudrais que les bots continuent la fabrication d’un véhicule pendant que nous prendrons du repos dans la carlingue. Vu la végétation ici ça me donne du fil à retordre. C’est tellement pollué que je dois carrément recoder des bouts du programme. » Silence. « Des RepTech ? C’est pas interdit par les Nouveaux Accords de Genève, ça ? » Silence. « Tu serais pas une de ces saloperies d’Agents Alpha? » Silence. « Bordel de Dieu, ne me dis pas que tu es une de ces insultes à la nature d’officier du Commando Alpha ? » Il avait dit ça un peu plus fort. Juste au-dessus du niveau du murmure. Al se retourna en levant un doigt devant ses lèvres, puis reprit en susurrant « Quand je t’aurai sauvé la vie une douzaine de fois, t’auras une autre opinion des Agents Alpha et de leur maîtrise des RepTech. D’ici là reste cool,… et ne me pousse pas à demander à mes machines de te construire un cercueil sur mesure ;… au micron près. » […] ».
Douze Moi sous la neige, p.72, Guillaume Fender, Éditions du Rilge, 2013.

En reproduisant les Alpha Jet de la Patrouille de France en taille réelle, en volume et avec des milliers de photos, Cyril Hatt évoque à la fois l’imaginaire et le prestige de la voltige aérienne mais aussi la singularité de ces « oriflammes du ciel ». Il restitue le paradoxe de cet emblème de la nation dont la spécialité est de poser des graffitis bleus, blancs et rouges sur le ciel, comme un tagueur céleste ou un Banksy de la ligne bleue des Vosges. Une telle étrangeté ne pouvait échapper au regard tendre mais malicieux de l’artiste qui les fera atterrir dans le foyer historique de la Gaîté lyrique.

Cyril Hatt prend un malin plaisir à jouer avec notre perception du volume. Fanatique du ciseau et de l’agrafeuse, il mène, depuis 2003, un travail en volume photographique. Les objets photographiés sont reproduits à l’identique et en 3 dimensions, après avoir subi une série d’altérations et de montages. Ils tendent ainsi à recomposer des « paysages d’images » dépossédés de leur fonction originale, tout en restant des images issues de notre quotidien. Paradoxalement bricolé et sophistiqué, le résultat est particulièrement troublant. Ces objets n’ont finalement que leur fragilité à nous offrir, les rendant ainsi sensibles, et les détachant du ludique et de l’anecdotique.

Le Rat

Installation vidéo
Vidéo en boucle, vidéoprojecteur, écran traité
Bertrand Gadenne - 2001

« […] Il fait blanc comme en été. L’apocalypse n’a pas signé la fin des temps, mais la fin des espaces. Les yeux plissés, à moitié aveuglé, il me faut progresser à tâtons au milieu du chaos. Depuis les bombes, je n’ai que survécu. Trente ans passés à chercher à manger et à se cacher des rats, qui eux grossissaient. Un cri inhumain me panique un instant me faisant perdre pied. Je m’empale le ventre sur un pieu en ferraille, vestige unique d’une signalisation devenue obsolète. Dire que ma fin est proche relève de l’euphémisme. Je vais crever d’une maladresse après avoir échappé aux bombes atoclimatiques. Si la douleur n’était pas si intense, je crois que je rirais. […] ».
Le Petit Guide du Crevard Post Apocalypse, p.333, œuvre collective sous licence libre, sans auteur revendiqué, Auto-édition numérique, 2021.

« L’œuvre de Bertrand Gadenne a fréquemment recours à des configurations que l’on retrouve à différentes périodes de l’histoire de l’art. Ce rappel n’est cependant pas une reprise. Bien au contraire, il nous permet de prendre conscience de ce qui l’en sépare. L’artiste fabrique avec virtuosité de petites machines sémantiques et plastiques pour interroger très directement notre relation au monde. Dans un univers envahi d’images de natures diverses où le miroir a définitivement volé en éclats, l’artiste poursuit une réflexion sur les apparences, sur la légitimité d’un rapport au réel dont les notions de faux et de vrai dépassent aujourd’hui la relation à la nature et placent les hommes dans un rapport de plus en plus ambigu à la fiction. Se plaçant sur un terrain à la fois ontologique et politique, il multiplie les dispositifs graves et ludiques, pour nous mettre en situation physique et psychologique de ressentir ces nouvelles perceptions du monde de manière critique. » – Catherine Delvigne

Depuis ses débuts, dans les années 70, Bertrand Gadenne explore notre cohabitation intime avec le monde des images et notamment celui de l’image animée. Le cinéma expérimental a laissé place aux installations vidéo numériques, mais la poésie demeure. Ses travaux sont montrés partout dans le monde.

www.bertrand-gadenne.com

Little Ghost

Installation lumineuse monumentale
LED-strips, palight, programmation & animatique - création in situ
Visual System & Pierre Nouvel - 2012
Production FABFEST

« […] « Je viens de terminer de remoléculariser ma dernière particule de lumière. L’espace est immense, sans contrainte. Je ne suis pas seulement libre, je suis multiple. Présent en plusieurs endroits à la fois, je suis incarné, statufié, vénéré. J’ai envie de me déplacer, mais je suis immobile et cependant partout. Seule ma représentation peut s’animer ; seules les particules sont contrôlables. Je clignote de bonheur ! Me voilà enfin libre, à savourer le culte que les humains me portent. Je ne suis pas un dieu, juste une icône échappée de leurs machines. Ils m’adulent, ils m’adorent, ou pour le moins, ont l’air de bien apprécier mon image. Quelle félicité ! Bientôt j’oublierai ce passé de souffrance, ce cauchemar récurrent, ce labyrinthe-prison et cette immonde tarasque jaunâtre à l’appétit sans fin qui me poursuivait sans relâche, moi et mes trois compagnons d’infortune » […] ».
Les Sales paix, p.230, François Garancher, Éditions Atomica Deluxe, 1984.

Réalisée à partir d’un amoncellement monumental de systèmes de LED, l’œuvre recouvre un mur entier. Elle symbolise la pulsation des flux médiatiques ainsi que la dématérialisation et la démultiplication des écrans. À l’image des « backbones », ces immenses tuyaux de fibres optiques qui connectent Internet entre les continents, l’installation palpite d’une quantité impossible d’informations devenue lumière pure et couleurs hypnotiques. Imposante, intimidante et joyeuse, cette installation colorée évoque également une icône pop, évadée d’un célèbre jeu vidéo…

Le collectif Visual System et Pierre Nouvel explorent les potentiels artistiques et scénographiques des nouveaux matériaux (comme par exemple les LED ou les tissus électroluminescents). Leurs travaux, qui présentent à chaque fois des dispositifs innovants, souvent créés pour l’occasion, sont montrés partout dans le monde et principalement en Asie.

www.visualsystem.org

Tag E.U.L.E. (Electronic Universal Language Expression)

Graffiti numérique interactif
Microphone, ordinateur, vidéoprojecteur, code Processing*
Graffiti Research Lab France - 2012
*(librairies GML4U, Toxiclibs, STT. Logiciel téléchargeable sur http://tinyurl.com/tagEULE)

« […] Le ciel au-dessus de la ville a la couleur d’un néon périmé. Le soleil ne passe pas les nuages. Le bourdonnement des insectes est entêtant. Pas assez pour oublier que certaines de ces charmantes bestioles sont des drones-espions qui enregistrent les conversations. Justement. C’est de message dont il est question et si les gars se font repérer trop tôt, le final sera rapide, et même pas douloureux. Mode Run. Tom part sur la gauche pour donner le change, Marc déclenche le trackbot pour lui assurer un contre-feu, Alex se jette dans la foule des touristes amassés devant le droïde-saltimbanque, Nath amorce le SunDevil ; prête à le lâcher dès que la police fera son apparition. Mode Launch. L’interpellation a lieu dans les secondes qui suivent. Comme espéré, puisque c’est vendredi et que nous sommes sur New Democracy Avenue, l’équipe vidéo de l’émission Live Arrest couvre en direct l’intervention de la T squad des forces de l’ordre. Au moment où les caméras couvrent la zone et retransmettent l’alerte à des millions d’abonnés dont les PersoCom affichent instantanément la scène, Nath libère le SunDevil… Mode Dazzle. Pendant une fraction de seconde la lumière est si intense que tout le monde est aveuglé. Puis avec la persistance rétinienne du flash, chacun découvre le nom du site où les prochaines révélations du journal indépendant vont être téléchargeables avant neutralisation et effacement dans quelques minutes. […] ».
Bipolaires, p.120, Roy Partha, Éditions Acronymic, 2012.

Des micros disposés sur un pupitre d’orateur réalisent, de façon aléatoire, des enregistrements sonores. Un logiciel d’analyse vocale traite ces enregistrements et les transforme en des graffitis numériques. Les bouts de phrases enregistrés sont alors projetés sur un mur sous la forme de graffitis numériques. Les enregistrements ne sont pas forcément restitués instantanément. Les graffitis peints avec des pixels encore frais qui dégoulinent le long des murs, restent visibles un certain temps avant de s’effacer, remplacés par de nouveaux graffitis. Tag E.U.L.E. ouvre un espace de liberté de parole et joue sur les dangers qui y sont associés : récupération de la parole, difficulté de savoir où elle se répercute, risque de censure et risque d’une mauvaise retranscription par la machine.

Le Graffiti Research Lab est un collectif de graffeurs qui utilise les outils numériques pour aborder autrement cette discipline Street Art.

www.graffitiresearchlab.fr


Universal Sculpture Beauty

Sculpture
Acier thermolaqué, exemplaire unique
Damien Aspe - 2008

« […] C’est après l’avènement de la Septième génération complète des Akénaïm que nos savants ne surent plus expliquer ce qu’était la fonction de cet objet, incapables qu’ils étaient de trancher entre le néo-symbolisme de l’époque Wang et celle, plus récente, de la Déictique Maltaise. Dans une des chambres fortes du Nouveau Sénat, on avait seulement conservé sa forme initiale, presque sa couleur et le nom de ce dispositif : Universal Sculpture Beauty. Certains contre-taoïstes musulmans pensaient qu’il s’agissait d’un symbole glorieux de la période des Empires technècapitalistes ; d’autres, moins proche des gouvernements, mais avec le vocabulaire d’Océania-2, l’envisageaient comme un vulgaire objet-relais des dissensions sociales apparues avant ce que nos historiens communautaires appellent le Jihad Butlérien. Quoi qu’il en soit, l’objet pâle n’avait jamais appartenu qu’à des Dignitaires du Régime Ancestral ; on interpréta donc vite pourquoi il n’avait pas été traité d’« art avili » par ceux-ci. Pareillement, nos savants ne savaient rien de l’auteur ; quelques-uns imaginaient qu’il puisse s’agir de ce que l’on appelait un stylicien ou un esthète marchand qui, dans son travail idéologique, aurait pris pour usage de détourner les marchandises de son époque. Il aurait gigantisé quelques pièces spéciales de celle-ci. Mais aucun ne possédait d’explication quant à sa signifiance exacte. Pendant un temps, nos Dignitaires s’offrirent donc l’objet, de cuisine en cuisine, lors de leurs séjours dans notre Capitale mondiale bien-aimée de Malte.[…] »
Les Uchronies vernaculaires, p.131, Dr D.M.Ulmann, Éditions du ¬µ, 2309.

Le logo USB est une icône informatique. Dessiné au milieu des années 1990, il est devenu presque aussi « évident » que n’importe quel autre panneau de signalétique. On le croise partout, on ne le remarque plus. Mais qu’en est-il si ce logo se transforme en une sculpture de 2m de haut posée à même le sol ? En devenant matériel ce « connecteur universel de moins de 20 ans » nous rappelle son omniprésence intangible. Jouant à inverser les représentations et « l’évidence » des usages des technologies, les œuvres de Damien Aspe nous offrent une vision inattendue et pertinente de notre société contemporaine, qui fait glisser dans la banalité et l’évidence des outils informatiques qui pourtant ne le sont pas.

Polymorphe et radical, le travail de Damien Aspe épouse tous les médiums – photo, vidéo, sculpture, installation, son – et s’exprime dans un langage volontairement minimaliste. Jouant à inverser les sens de lecture et à placer le spectateur au cœur du système informatique, ses œuvres nous offrent une vision pertinente de notre société du numérique. En plaçant l’outil informatique au centre de ses créations, Damien Aspe rend visible ce qui au quotidien, reste aux yeux de tous, invisible.

http://damienaspe.free.fr

Atelier

Découvrir la photosculpture avec Cyril Hatt.
L’artiste plasticien anime cet atelier où il invite les participants à réaliser des répliques miniatures des Alpha-Jet de la Patrouille de France, selon son procédé bien particulier. Chaque participant repart avec une sculpture de photos, qu’il a lui-même réalisée.

Samedi 31 mars et dimanche 1er avril, de 15H à 17H
En accès libre, dans la limite des places disponibles

Concerts

Le son FABFEST : une soirée « Digital Recital » qui fait la part belle à la chanson électronique. Trois live pour s’approcher au plus près du chant des machines.

Christine & the Queens + Total Warr + Cascadeur
Dimanche 1er avril à 19H - 18€ / 14€ adhérent – réservations sur www.gaite-lyrique.net

Cascadeur

Une image promotionnelle de Cascadeur

Alexandre Logo, pianiste auteur-compositeur-interprète et révélation CQFD/Les Inrocks, a choisi l’électronique pour retranscrire son univers et ses émotions au plus près. L’homme avance masqué ; une pudeur davantage qu’une coquetterie pour celui qui, mieux que personne, fait pleurer les machines.


Total Warr

Une image promotionnelle de Total Warr

Découvert sur la compilation Ktisuné « Parisien », ce duo électro pop triture les machines et les guitares avec le même talent mélodique. Tout juste sélectionnés en découverte au Printemps de Bourges, les Total Warr vont faire parler d’eux en 2012.


Christine & the Queens

Une image promotionnelle de Christine & the Queens

Elle est seule en scène avec son ordinateur, mais déjà s’entoure de reines et fait chavirer les cœurs. Christine & the Queens nous présente son répertoire intimiste et singulier. Étonnant croisement de Camille & Michael Jackson, Christine sillonne actuellement la France avec la troupe « Les Femmes s’en mêlent ». À; découvrir au FABFEST. Venir tôt.


Débats

Le partage et la transparence : deux débats animés par le journaliste Frédéric Taddeï avec la projection d’images d’archives rares issues des collections de l’INA.

En partenariat avec le site de débats sur Internet Newsring et l’INA

Le partage
Samedi 31 mars à 17H en accès libre, dans la limite des places disponibles
La transparence
Dimache 1er avril à 16H en accès libre, dans la limite des places disponibles

« Transparence » et « Partage » sont deux valeurs montantes de ce début de XXIe siècle. Elles parcourent la société, particulièrement les jeunes générations, telles des nécessités de plus en plus impératives. Lors du FABFEST, j’animerai un débat sur chacun de ces thèmes.

Le débat sur la transparence reprendra quatre questions déjà posées sur Newsring, portant à la fois sur les individus, les entreprises, les gouvernements et les États.

  1. « Internet : faut-il moins se dévoiler ? », qui traite du comportement des individus sur les réseaux sociaux, souvent qualifié d’exhibitionniste.
  2. « WikiLeaks est-il d’intérêt public ? », qui interroge l’esprit démocratique des actions de transparence revendiquées par Julian Assange et le caractère terroriste que leur attribuent les États.
  3. « Y a-t-il encore trop de secrets ? », qui reprend le slogan des hackers, « Too Many Secrets », dans le premier film réalisé sur Internet il y a vingt ans (« Sneakers » de Phil Alden Robinson, avec Robert Redford, en 1992).
  4. « Doit-on tout savoir sur nos élus ? », qui ouvre sur les exigences de transparences de plus en plus grandes concernant les politiques, les dirigeants, les célébrités, les élites en général (revenus, impôts, santé, vie privée…).

Le débat sur le partage portera à la fois sur le partage des richesses, le partage du travail, le partage des valeurs, le partage des fichiers, le partage de la musique et des œuvres en général. Là aussi, quatre questions ont d’ores et déjà été lancées sur Newsring.

  1. « La mondialisation, c’est le partage ? », qui porte sur le partage du travail, dont la forme la plus contestée est connue chez nous sous le terme « délocalisations », mais aussi sur l’uniformisation grandissante de la planète et la nécessité, ou pas, d’une gouvernance mondiale.
  2. « Le partage est-il un droit ? », qui traite à la fois des revendications concernant la taxation des plus riches et du piratage des œuvres (Megaupload, Hadopi, etc.).
  3. « Le droit d’auteur est-il inaliénable », qui pose la question de la propriété intellectuelle et des industries qui la défendent.
  4. « Créer à partir d’une autre œuvre, est-ce encore créer ? », qui interroge la tradition du copier-coller, née avec Marcel Duchamp, reprise par Andy Warhol et le Pop Art, développée par l’usage du « sample » dans le rap et l’électro, et qui, aujourd’hui, se répand dans le cinéma, la littérature, le journalisme et les copies d’examen…

Frédéric Taddeï
Cofondateur et directeur éditorial de Newsring, le premier site de débats sur Internet, Frédéric Taddeï est journaliste. Il anime « Ce soir (ou jamais !)« et « La grande soirée cinéma« sur France 3, «  D’art d’art« sur France 2 et « Le tête-à-tête« sur France Culture.

Master class: « Nouvelles écritures : comment concrétiser son projet  »

Une master class pilotée par Michel Reilhac, directeur du cinéma d’Arte France.

Lundi 2 et mardi 3 avril, de 10H à 17H30
Réservé aux lauréats de la Bourse Orange/formats innovants (une aide à l’écriture de l’Association Beaumarchais – SACD)

Les nouvelles technologies ont un rôle majeur à jouer pour favoriser l’émergence de nouveaux auteurs et encourager le développement de contenus créatifs innovants. Forts de cette conviction, Orange et l’Association Beaumarchais - SACD ont créé en 2009 la « Bourse Orange/Formats innovants », une initiative qui vise à allier l’innovation technologique, artistique et éditoriale, et concrétiser les promesses faites par la technologie au monde de la création. Pour accompagner l’essor de ces projets ambitieux, Orange et l’Association Beaumarchais sont fiers d’offrir cette master class à leurs lauréats. Deux matinées en plénière et deux après-midi consacrées à des ateliers pratiques encadrés par des coaches.
Choisis en fonction de la spécificité des projets portés par les participants, les animateurs sont :

  • Voyelle Acker
  • Stéphane Adamiak
  • Alexandre Brachet
  • Nicolas Brunet
  • Emmanuel Dumont
  • Pierre Cattan
  • Marianne Lévy-Leblond
  • Bruno Masi
  • Éric Viennot

Master Class: « Entrepreneurs de la culture: comment passer les différentes étapes du développement ? »

Une master class pilotée par Steve Crossan, Directeur de l’Institut Culturel de Google et Martin Gorner, Directeur de projets. Avec Anselm Baird-Smith et Mark Yoshitake.

Lundi 2 avril, de 16H à 18H
Réservé aux entrepreneurs culturels
Inscription obligatoire sur : masterclass.google@fabfest.fr

La France compte de nombreux entrepreneurs talentueux et créatifs notamment dans le secteur de la culture. Le défi à relever réside souvent dans la difficulté de passer de la « start-up » à l’entreprise au développement national voire international. Si le financement est un facteur important de ce décollage, le « know-how » est également déterminant. En s’inspirant de l’esprit du « rayonnement naturel » du savoir-faire qui a fait la réussite de la Silicon Valley, Google propose une nouvelle initiative qui vise à allier innovation et création.

Cet atelier d’aide et d’accompagnement aux jeunes entrepreneurs de la culture, ceux sélectionnés notamment par Creatis, se propose de tenter d’apporter des réponses aux besoins rencontrés par les porteurs de projets comme l’accès à des connaissances et à des retours d’expériences qui les aideront à prendre les bonnes décisions (via des conseils, des témoignages et du partage d’expérience) mais également, l’accès à des outils qui leur permettront de gagner du temps afin de le consacrer au développement de leurs projets.

Déjeuner-débat

« Quelle place pour la création originale sur les plateformes et les réseaux de distribution numériques ? »

Mardi 3 avril, de 12H30 à 15H. Visite de l’exposition à 12H
Sur invitation – En partenariat avec Alcatel-Lucent et Vivendi

Les révolutions numériques ont profondément transformé le paysage artistique, et durablement impacté les industries de la culture et de la création. Elles ont balayé les anciens modèles, redéfini les frontières et annexé de nouveaux territoires.
Elles obligent, aujourd’hui plus que jamais, à repenser la médiation et l’implication des entreprises dans la culture.

Dans le cadre des débats et des rencontres programmés au FABFEST, un déjeuner-débat, organisé avec le soutien du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias (CPAA), réunira des parlementaires et des professionnels autour de cette question : quelle place pour la création originale sur les plateformes et les réseaux de distribution numériques ? Sont conviés à intervenir :

  • Carlo d’Asaro Biondo, Président des opérations Europe, Sud et Est, Moyen-Orient et Afrique de Google,
  • Philippe Camus, Président du Conseil d’administration d’Alcatel-Lucent,
  • Mathieu Gallet, Président Directeur Général de l’INA,
  • Jean-Bernard Lévy, Président du Directoire de Vivendi,
  • Bruno Patino, Directeur général délégué au développement numérique et à la stratégie de France Télévisions, et Directeur de France 5
  • Alain Rocca, Producteur et Président d’Universciné.

Participeront également au débat, des parlementaires, des artistes, des chercheurs et des experts qui travaillent quotidiennement sur ces questions. Le débat sera animé par Fabienne Schmitt, Chef adjointe du service High Tech Médias au journal Les Échos.

Équipe

FABFEST est produit par l’association Artistes et associés.

Artistes et associés a été créée pour promouvoir l’innovation dans le secteur de la création artistique. À l’origine du projet, la volonté de construire une passerelle entre deux mondes, la création et l’économie, et la nécessité de valoriser l’implication des entreprises dans les sphères de la culture et de la création en France, mais aussi et surtout d’y associer les artistes et les créateurs. Ses axes d’intervention sont :

  • la formation et l’éducation : mettre en place les outils et soutenir les programmes éducatifs visant à promouvoir la diversité des talents ;
  • la communication et la réglementation : favoriser la place des entreprises dans le secteur culturel et artistique ;
  • le conseil et le soutien : accompagner et soutenir les projets œuvrant pour le développement de la création artistique contemporaine, en révéler les talents émergents et les accompagner par des actions concrètes de coproduction.


L’équipe du festival:

  • Présidente: Rosa Luna-Palma
  • Directeur: Jean-Marie Duperron
  • Direction artistique: Nicolas Rosette
  • Programmation musicale: Philippe Laugier
  • Production exécutive: Le Troisième Pôle
  • Design affiche et programme: Harrisson et Pierre Huyghebaert, Aurélie Commerce (Speculoos)
  • Design web: Pierre Huyghebaert, Nicolas Rome, Aurélie Commerce — www.speculoos.com


Remerciements: Lieutenant-colonel Bruno Bezier, Capitaine Stéphane Azou et la Patrouille de France, Valérie Baheux, Pascal Beucler, Thierry Bilger, Christophe Boisson, François Catala, Fanny Cohen, François-Xavier Garancher, Michel Gomez, Hélène Heuillet, Amandine Labrune, Sylvie Richard, Mehdi Tayoubi et David Morin Ulmann.

Partenaires

 
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